dimanche 10 janvier 2021

Tu es mon fils, mon bien-aimé ...

 (Fête du Baptême du Seigneur, Mc. 1, 7-11)

 

« Tu es mon fils bien-aimé, en toi je trouve ma joie. » C’est ainsi que le récit de cette théophanie présente la mission et la véritable identité de Jésus. J’aime beaucoup ce terme de « bien-aimé » par lequel la voix divine annonce à tous qu’en cet homme elle a versé toute la qualité et la force de son amour et que cet amour lui procure bien-être et joie. C’est très touchant et humain ce Dieu qui trouve son bonheur, non pas dans sa toute-puissance et sa majesté, mais dans l’amour tendre qu’il ressent pour ce fils de l’homme qui, pour lui, est également son fils bien-aimé, comme le sont tous les autres fils et filles d’hommes et de femmes qui peuplent la face de la terre.

Nous finissons la période de Noël et nous commençons l'année civile avec cette vérité déroutante : Dieu m'aime et il m'aime bien. Nous avons été formés à penser à un Dieu lointain, dans son ciel, et le voici tout proche en train de verser le meilleur de lui-même en cet homme. Nous avions été habitués à concevoir Dieu comme un être abstrait et mystérieux, et voilà qu’il prend un visage d’homme, cherchant à faire battre un cœur de chair au rythme du cœur de Dieu.

Nous considérions Dieu comme le grand souverain que l’on supplie et à qui on demande miracles, grâces et faveurs, et voici qu’il se manifeste dans la faiblesse et la fragilité d’un enfant et d’un fils d’homme qui demande et qui a besoin.

Nous attendions un messie, un envoyé de Dieu accueilli triomphalement par les savants, les grands et les puissants de ce monde, et voilà, au contraire, qu’il est reçu, reconnu seulement par les faibles, les humbles, les pauvres, les paumés, les exclus, les habitants de la périphérie de la société et de la vie.

Nous attendions un Dieu auquel il fallait prouver et montrer que nous sommes sages, bons et vertueux, et voilà que l’on découvre un Dieu qui nous aime le premier, librement, sans conditions, tels que nous sommes, simplement parce que nous sommes là et sans avoir jamais rien fait pour le mériter.

            Nous avons tous été éduqués à mériter d'être aimés ; à faire des choses qui nous rendent dignes de l'affection des autres. Dès notre plus jeune âge, nous avons été formés à être de bons enfants, de bons élèves, de bons amis, de bons époux, de bons parents, de bons travailleurs, de bons employés ... Le monde récompense les gens qui réussissent, qui sont capables… Alors s’insinue en nous la conviction que Dieu nous aime, certes, mais à certaines conditions. Ainsi nous passons toute notre vie à quémander appréciation, approbation, autorisation, reconnaissance. Je passe ma vie à courir après l'idée que les autres se font de moi ; à vouloir être comme les autres veulent que je sois. Au lieu d'essayer d'être moi-même ; d’être et de devenir ce que moi je veux être et devenir. Je passe mon temps à justifier (vis-à-vis de moi-même et des autres) mon existence et ma raison d’être.

Dans l’évangile de ce dimanche, au contraire, Dieu me dit que je suis son bien aimé, que son amour pour moi est entier, total, inconditionnel. C’est un amour qui est là depuis toujours et qui durera toujours. Car c’est un amour qui ne dépend pas de ce que je suis, de ce que je fais, ou de ce que je deviens. Mais de ce que Dieu est. Et Dieu n’est qu’amour, et il ne peut qu’aimer, car Dieu est l’amour. Dieu ne m'aime pas parce que je suis sage, bon et vertueux, mais en m'aimant, il me rend bon et vertueux.

 Il est difficile de « bien aimer », l'amour est grandiose et ambigu, il peut construire et détruire, il ne s'agit pas d'adorer quelqu'un, mais de l'aimer "bien", en le rendant autonome, adulte, vrai, attentif, délicat et responsable

En devenant des chrétiens par notre Baptême, nous aussi nous avons totalement ouvert notre vie et notre cœur au flot de cet amour nouveau de Dieu, qui à travers Jésus, coule aussi en nous. Nous passons notre vie à réussir, à rêver, à vouloir être quelqu'un, à devenir important, grand, célèbre, ... mais nous ne pourrons jamais être plus que des enfants bien-aimés de Dieu. Cela devrait nous suffire, car c’est l’essentiel d’une vie. Et cela nous le sommes déjà ! Cette fête, aujourd'hui, est la fête de ce qui est caché en nous et qu'il faut redécouvrir.

Je conclurai moi aussi avec l’exhortation que St Hilaire, évêque de Poitiers, avait l’habitude d’adresser à ses fidèles à la fin de ses homélies : « Mes chers chrétiens, devenez ce que vous êtes !»

 

BM

Montréal 7 janvier 2021

 

 

jeudi 7 janvier 2021

  Chers amis,

Vous l’avez sans doute entendu a la télé, tout comme moi, notre premier ministre a demandé la fermeture complète des lieux de culte (sauf pour les funérailles) à partir du 9 janvier jusqu’au 8 février 2021. Veuillez donc prendre note, qu’il n’y aura aucune célébration à notre paroisse durant cette période. Nous vous tiendrons informés si des changements surviennent.


PAS DE MESSES DIMANCHE PROCHAIN……


S.V.P. Avisez vos ami(e)s

Mgr. Igino, curé

 

Cari amici,


Probabilmente l'avrete sentito alla TV come me, il nostro Primo Ministro ha chiesto la chiusura completa dei luoghi di culto (ad eccezione dei funerali) dal 9 gennaio all'8 febbraio 2021. Si prega di notare, quindi, che non ci saranno celebrazioni (messe) nella nostra parrocchia durante questo periodo. Vi terremo informati in caso di modifiche.


NESSUNA MESSA LA PROSSIMA DOMENICA ……


Per favore ditelo ai vostri amici

Mons. Igino, parroco

mercredi 6 janvier 2021

 

L’Épiphanie ou l’émergence d’une nouvelle manière d’aimer

(2021)

 

            Dans les églises chrétiennes des premiers siècles, la fête de l’Épiphanie commémorait et célébrait les trois événements les plus importants du début de la vie de Jésus : sa naissance à Bethléem, l’adoration des Mages et son baptême par Jean dans le Jourdain.

Noël (du latin dies natalis) est le récit poétique et imaginaire de la naissance, de l’apparition et donc de la présence parmi les hommes d’un « sauveur ».

L’Épiphanie, qui signifie manifestation, apparition, révélation, est le beau conte de l’arrivée des Mages à la crèche de Bethléem. C’est un des mythes chrétiens le plus populaire et le plus célébré, surtout dans l’Église d’Orient, à cause de la forte charge symbolique qu’il contient. Historiquement, cette fête est plus ancienne que celle de Noël qui, en Occident, commence à être célébrée seulement à partir du cinquième siècle, où elle a remplacé les festivités païennes du solstice d’hiver par lesquelles on saluait l’arrivée du dieu-soleil messager et porteur de plus de clarté et de lumière aux humains.

Pour les chrétiens, Noël et l’Épiphanie constituaient donc deux solennités pas mal semblables puisque, autant l’une que l’autre, commémoraient l’apparition de Jésus dans le monde des hommes. Un Jésus que la foi chrétienne considérait présence de Dieu, étoile de Dieu et lumière de Dieu apparues pour dissiper les ténèbres de la méchanceté et du mal.

La fête du baptême du Seigneur dans les eaux du Jourdain est le récit d’une voix divine qui présente Jésus comme l’homme que Dieu a « privilégié », qu’il a particulièrement aimé et qui maintenant se manifeste publiquement aux hommes de son temps.

Tous ces contes ont été imaginés et élaborés par des auteurs chrétiens du premier siècle dans le but de faire comprendre à leurs frères dans la foi qu’avec l’apparition et la présence de Jésus parmi nous, une nouvelle qualité d’amour (inconditionnel, gratuit et désintéressé) a fait son apparition dans notre monde. Une nouvelle forme d’amour qui en Jésus a trouvé son réceptacle, sa demeure et sa manifestation de choix. 

En effet, à travers la vie et l’œuvre de cet homme, cet amour est maintenant destiné à se communiquer, à se manifester, à s’activer et à agir dans la vie de tous ceux et celles qui s’attachent à lui et le suivent sur la Voie qu’il a tracée pour qu’ils changent le vieux monde en un nouveau monde. Un monde que Jésus avait appelé « le royaume de Dieu » et duquel il disait qu’il devait d’abord être construit en chacun de nous, car d’abord - disait-il : « le Royaume de Dieu est en vous ».

L’Épiphanie devient alors pour nous aujourd’hui une magnifique histoire qui, dans son symbolisme et sa charmante poésie, veut nous annoncer l’aurore d’un nouveau jour qui se lève sur notre terre. Elle annonce la possibilité d’une nouvelle façon d’être humain et d’aimer. L’arrivée d’une nouvelle société où les relations entre les individus ne sont plus basées, comme par le passé, sur le principe brut et primaire de la force, de la contrainte, du pouvoir, de l’intérêt personnel, de la confrontation, de l’exploitation, de l’oppression du plus faible par le plus fort, mais sur la force de la compassion et de l’amour fraternel et désintéressé qui fait de nous des personnes spirituellement et humainement plus douées et accomplies. Donc, non plus la pratique du délit d’honneur, de la loi du talion, du « dent pour dent », mais plutôt la joue tendue, l’amour pour l’ennemi, le bien offert à ceux qui nous veulent du mal, le pardon accordé « soixante-dix fois sept fois » ; aimer non pas comme l’on voudrait être aimés, mais comme « Dieu » aime.

Voilà alors pourquoi les chrétiens sentent le besoin de célébrer, de se souvenir et de se confronter continuellement ou, au moins chaque année, au Mystère de cette « divine » présence de l’amour tapie dans les profondeurs de leur être. Au cours de ces célébrations, grand nombre d’entre eux cherchent à faire le point et à voir dans quelle mesure la présence de cet amour a réussi à transformer et à améliorer la qualité de leur vie.

Conserver active en nous la présence de cette qualité unique d’amour dont nous seuls sommes capables, devrait constituer le principal souci de chaque chrétien. Car, ce précieux trésor a été principalement confié à notre responsabilité de disciples de Jésus. Comme lui et après lui, en effet, nous en sommes les principaux messagers et témoins. Notre mission consiste à aider les individus de notre race à accomplir le saut évolutif vers une forme plus aimable et plus aimante et donc plus accomplie de leur humanité.

  

 

Bruno Mori 1er janvier 2021

 

 

 

 

 

 

dimanche 27 décembre 2020

Le «conserve» del cuore

 

Festa della famiglia di Gesù  (Lc. 2,22-40)

 

Alcune manoscritti antichi del vangelo concludono questo racconto di Luca della presentazione di Gesù al Tempio  con questa frase: «E Maria, da parte sua, conservava tutte queste cose, meditandole nel suo cuore»; una frase che in realtà si trova anche  versetto 19 del capitolo precedente che narra la storia della nascita di Gesù.

Mi piace molto questa frase attribuita a Maria e che trovo così attuale e cosi ricca di significato anche per noi che viviamo in mondo cosi lontano e così diverso  da quello dal suo.

Il vangelo dice dunque che Maria «conservava» nel vaso del suo cuore tutto ciò che le circonstanze, gli avvenimenti della vita le offrivano, perchè era certa che attraverso di essi si manifestava la bontà la generosità, la compasssione e l’amore di Dio nei nostri riguardi e che dunque erano tutte messagere di senso e di significato .

Dire che Maria « conservava » è come dire che  «metteva in  conserva». E`un verbo che fa pensare alla nonne, alle mamme italiane dei nostri paesi di un tempo e anche  d’adesso. Durante l’estate e l’autunno, quando la natura era rigogliosa e l’orto generoso e stracolmo di pomodori e di verdura, questi «angeli del focolare» erano cotinuamente indaffarati a  preparare «conserve», per non perdere nulla di quel «ben di Dio» che ogni anno arrivava loro gratuito e a profusione come un bel regalo del cielo.

Le nostre nonne e mamme avevano in orrore  lo spreco. «Perdere la roba» che  la Natura e dunque buon Dio dava loro era un grave peccato. Queste donne, nella loro  semplice saggezza, nella loro profonda sensibiltà, avevano capito che, nella vita, le cose belle, buone e che ci fanno del bene, non devono mai essere sprecate o andare perse; che meritano sempre di essere  «conservate» , appunto perche sono «buone» e che ci arrivano come una «grazia» e un bacio di Dio, allo scopo di rendere  migliore, più sicura, più  gioiosa la nostra vita  e più sensibile e riconoscente il nostro cuore. 

Questo atteggiamento di Maria che il vangelo oggi ci  presenta, arriva proprio a proposito per noi che, purtroppo, viviamo in una società  dove lo spreco è immenso. Una società  del consumo immediato ; del ‘«usa e getta» ; del prodotto e del cibo che «scade», che  non si conserva e che dunque deve essere gettato. Per obbligo. Perchè la scadenza è scritta sulla confezione. Perchè rischia di fare male alla salute– dicono. Perchè consumare prodotti scaduti non è raccomandato nè dai commercianti, nè dai dietetisti, né dai medeci . Perchè è probito dalla legge.

Nel nostro mondo occidentale, ci siamo abituati a vivere in una società che incoraggia il consumo a oltranza e, di conseguenza,  lo sperpero . Perchè il consumo e lo spreco – dicono – è buono per l’economia.

Allora, manipolati, indottrinati e sedotti da una publicità menzognera e dalla una cultura insensata del consumo come segno di benessere  e di progresso,  ci creiamo bisogni, comperiamo talmente tante e tante cose (inutili), che speso non riusciamo neppure a usarle e a consumarle tutte. Allora scartiamo, buttiamo. È lo  spreco sistematico adottato a stile di vita e a segno di  prosperità .

Purtroppo non buttiamo via soltanto il cibo, i vestiti, i mobili, gli elettrodomestici, i telefonini, i computer e tutti gli altri gadget informatici andati giù di moda, per averne  altri più moderni e più performanti. Ma spesso buttiamo via e sprechiamo valori molto più importanti e vitali appartenenti  mondo interiore dei valori e dei sentimenti che determinano la qualità umana della nostra persona e della nostra esistenza.

Così le persone gettano via principi e insegnamenti di saggezza, buoni propositi,  amicizie, affetti, fedeltà, promesse,  valori e amori. Diventiano degli individui blasés e menfreghisti. Accantoniano la gentilezza, il garbo, la buona educazione, la finezza del tratto, l’attenzione e l’interesse per l’altro. Buttiamo via la sensibità del loro cuore, per «conservare» soltanto la durezza dell’egoismo, l’indifferenza del menefreghismo e l’avidità dei soldi e del tornaconto personale.

Questa attitudine a «conservare » che il Vangelo attribuisce a Maria, costituise  anche per noi un invito a coltivare la capacità e l’arte del discernere, del percepire, del cogliere il valore degli avvenimenti e del conservare tutte le cose buone che spesso   crescono a profusione nell’orto (o nel giardino)  della nostra vita.

Sono cose  buone  che sono state seminate dalle relazioni che abbiamo intessuto; dai buoni esempi che abbiamo ricevuto; dalla qualità umana, dalla saggezza e dagli insegnamenti dei maestri che abbiamo frequentato ; dagli amori che sono nati ; dai legami che sono stati creati ; dai momenti d’esaltazione, d’incanto, d’estasi e di felicità che abbiamo vissuto ; dai dolori che abbiamo provato ; dai lutti che abbiamo subito ; dai vuoti che si sono  formati; dalle lacrime che abbiamo versato ...

Tutto ciò costituisce la ricca riserva di frutti pregiati  prodotti dall’orto della nostra  vita e  da «conservare»  con  con premura, come Maria, nella dispensa  del nostro cuore .

Queste «conserve» saranno preziose quando,  estenuati, scoraggiati  e depressi dalle prove e dalle angustie della vita, avremo bisogno di nutrire e di risollevare il nostro spirito con un cibo che piace  e che può aiutare a tiraci su e a ritrovare il coraggio,  la voglia e la  gioia di continuare a vivere.

 

Bruno Mori  - 26 déc. 2020

 

dimanche 20 décembre 2020

 Cher amis paroissiens,

Voici quelques informations concernant l’horaire des messes pour la période des fêtes :

La veille de Noël (le 24)

19h     Messe en Français

20h     Messe en Français

21h     Messe en Italien

22h     Messe en Italien

Le jour de Noël ( le 25)

9h30   Messe en Italien

11h00 Messe en Français

** Il faut noter que le nombre maximum de 25 personnes par messe doit être respecté. Vous pourrez réserver votre place a partir du 21 décembre au matin.

Veille du jour de l’An et jour de l’an : Messe à 8h30 a.m .

Messes dominicales pour le mois de janvier et février 2021

            Depuis octobre, nous avons célébré 4 messes le dimanche soit a 9h – 10 – 11 – et Midi. Nous nous sommes rendus compte que les messes les plus fréquentées ont été celles de 9h et de 11h. Ne pouvant continuer à 4 messes par dimanche vu que le curé (pour raisons de santé) devra s’absenter quelques semaines, voici donc l’horaire qui sera en vigueur dès dimanche le 3 janvier :

9h                   Messe en langue Italienne

10h00            Messe Bilingue (italien – français)

11h00            Messe en Français

12h00            Messe supprimée

** Il faudra continuer a faire les réservations pour les messes dominicales

Dans l’espoir de pouvoir vous rencontrer à l’une ou l’autre de ces messes, je vous souhaite en attendant, une merveilleuse Noel et une bonne et Sainte année 2021

 

                                                                                                         Mgr. Igino, curé


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 Cari amici parrocchiani,

Ecco alcune informazioni sulle messe per il periodo natalizio:

Vigilia di Natale (il 24)

19:00 Messa in francese

20:00 Messa in francese

21:00 Messa in italiano

22:00 Messa in italiano

Natale (il 25)

9:30 Messa in italiano

11:00 Messa in francese

** Si prega di notare che deve essere rispettato il numero massimo di 25 persone per messa. Le prenotazione innizieranno lunedi 21 dicembre al mattino.

Vigiglia di Capodanno e Capodanno: Messa alle ore 8:30

Messe domenicali per il mese di gennaio e febbraio 2021

Da ottobre abbiamo celebrato 4 messe la domenica, cioé alle 9:00 le 10 le 11 e mezzogiorno. Ci siamo resi conto che le messe più frequentate erano quelle delle 9 e delle 11. Non possiamo continuare a offrire 4 messe la domenica poiché il parroco (per motivi di salute) dovrà assentarsi per alcune settimane, ecco quindi il programma che sarà in vigore da domenica 3 gennaio:

9:00                Messa in italiano

10:00             Messa bilingue (italiano - francese)

11:00             Messa in francese

12h00            Messa annullata

** Bisognera continuare a fare le riservazioni per le messe domenicali

 

Nella speranza di potervi incontrare all'una o all'altra di queste Messe, vi auguro nel frattempo un meraviglioso Natale e un felice e santo anno 2021

 

                                                                                               Mons. Igino, parroco

Un Angelo nel bisogno e un bisogno d’angeli


(4a dom. d’Avvento B – Lc. 1, 26-38)

 

            Sappiamo tutti che quest’anno vivremo un Natale diverso da quello  a cui siamo abituati. Sarà senz’altro un natale  meno festoso; per molti, più triste; per quasi tutti,  più semplice, più spoglio, senza troppe visite, addobbi  e regali. Quasi certamente sarà un natale più tranquillo, più intimo e dove ci sentirmo tutti un po’ più soli . Ma sarà  forse anche un Natale più denso, più vero, più sentito. Un natale dove forse saremo maggiormente portati alla rifessione, all’ introspezione; dove forse troveremo l’atmosfera propizia ed il tempo necessario per interrrogarci sul senso della nostra vita ; sulle cose ed i valori  che realmente  contano  e che sono veramente  importanti  per noi. Sarà forse un natale  dove il pensiero di Dio e la preghiera sorgeranno più spontaneamente ; e con la preghiera, arriverà forse anche la grazia di sperimentare, di sentire e di scoprire nelle profondità del nostro essere e nel contesto globale della nostra esistenza, la presenza  di un Mistero  d’amore che ci accompagna continuamente, che non ci abbandona mai e che si attiva sempre nei momenti di maggior bisogno, sopratutto quando ci sentiamo come abbandonati alla nostra inguaribile fragilità e come schiacciati sotto il peso delle difficoltà e delle prove dolorose dell’esistenza.

            Ecco che a qualche giorno dal Natale, questa quarta domenica d’Avvento ci arriva  come una ventata d’aria fresca, come un barlume di speranza; come un raggio di luce che improvvisamente s’accende nel buio della notte per rischiarare la strada e indicare il cammino che dobbiampo percorrere; come  una voce amica che ci assicura e ci conforta; come una corda lanciata che viene a tirarci fuori dalla voragine nella quale siamo caduti.

            Il vangelo di questa domenica racconta questa magica e incantevole storia di un Dio d’amore che si preoccupa di noi e che invia il suo Angelo in questa sconvolta, tormentato e sofferente monso. L’angelo si rivolge ad una semplice ed umile adolescente, chiamata Maria. La delicata e gracile ragazza è qui il simbolo e la figura di noi tutti, di tutta questa fragile e vulnerabile  umanità, continuamente alle prese con la minaccia di una catastrofe possible o di un pericolo imminente, come lo sperimentiamo, in modo particolarmente acuto e tragico,  in questo momento storico  .

            L’Angelo porta un annuncio di speranza; la promessa di un miracolo, di un intervento divino, di un cambiamento,  di un mondo nuovo che si sta preparando. Egli è la rivelazione di uno spazio divino di bontà, di grazia e d’amore, presenti nel mondo e che si trovano nascosti e impiantati nelle profondità di ogni essere umano.Si tratta di una riserva traboccante , di un tesoro di bontà, di grazia e d’amore che ognunoi porta dentro di sè e che, come la Maria del racconto evangelico,  deve dare alla luce, affinchè il nostro mondo possa essere salvato.

            Ecco allora che nel racconto evangelico, l’Angelo di Dio dice a Maria , e dunque  a tutti noi, di non temere, perchè non è sei mai stata nè dimenticata, nè abbandonata da Dio. Non temere, perchè sei empre stata vicina al suo cuore. Perchè  sei sempre stata avvolta e coperta dal suo Spirito e sempre piena della sua  grazia  e del suo amore. Maria, come  dunque ognuno di noi, deve però accettare di diventare madre di questo amore. Deve accettare di partorirlo, di darlo alla luce, perchè questo amore nasca anche in mezzo agli uomini , in mezzo a noi, e si trasmetta, si comunichi, si propaghi e si sparga ovunque e bruci e “contamini” il mondo intero. E il mondo si salvi.

            È questo annuncio di speranza; è questa possibilità di salvezza sempre alla portata  dell’umanità ciò che costituisce l’autentico messaggio di Natale, al quale il vangelo di questa domenica ci vuole preparare.

            Per riprendere una bella frase di Paolo Curtaz, “in un mondo strapieno di “no ”, di odio, di rabbia, di violenza, d’égoismo , insieme a Maria, rinnoviamo invece il nostro “sì” al progetto di Dio. Sì, accadda! Sì, avvenga! Avenga, si faccia la tua volontà ! “  Che gli  uomini siano capaci d’amore! Che il mondo si apra all’amore; viva nell’ amore ... e  allora tutti saremo  felici e salvi !

            Disponiamoci dunque ad accogliere questo messaggio e a viverlo davvero nella nostra vita. Perchè l’amore nasce nel mondo attraverso ognuno di noi. Nessuno ci può portare via il Natale, perchè siamo noi il Natale di Dio!

 

Buona domenica!  Buona preparazione al santo Natale !

 

 

Bruno Mori – Montréal 17 dec.2020 

 

Témoins de la Lumière et Voix qui se fait Parole de salut

 (3e dim. Avent B, Jean 1, 6-8, 19-28)

Le texte de l’évangile de ce dimanche, en présentant la personne de Jean Baptiste, veut aujourd’hui nous rappeler que, nous aussi, comme le Précurseur, nous ne sommes pas la lumière, mais les témoins de la lumière. Nous sommes les lampes qui permettent à la lumière d’être, de se diffuser et d’éclairer.

Nous ne sommes pas la parole, mais la voix qui donne consistance et forme à la Parole. Nous sommes le souffle, la vibration sonore qui génère la musique de la Parole porteuse de sens, de signification et des innombrables modulations et harmonique de l’Esprit. Une Parole dont le but est de nourrir notre âme et de guider et d’orienter nos pas vers des chemins d’une possible et nécessaire transformation et innovation dans notre existence.

Pour nous, les chrétiens, c’est Jésus la lumière. C’est Jésus la parole. Mais nous sommes ceux et celles par qui cette lumière se répand ; ceux et celles par qui cette parole retentit et résonne à nouveau dans notre monde.

Redoutable responsabilité que la nôtre, en tant que disciples de ce Maître et en tant que dépositaires privilégiés de son précieux héritage de renouveau universel, de sagesse et d’humanité ! Nous avons, en effet, le pouvoir de refroidir le feu, d’éteindre la lumière et de suffoquer la parole de ce prophète, de ce « fils de l’homme » à qui les évangiles ont attribué la « prédilection » de Dieu.

Nous avons le terrible pouvoir de rendre stériles pour nous et nos frères humains, la qualité exemplaire de sa vie donnée et de sa mort volontairement acceptée ; ainsi que de rendre inopérant le pouvoir libérateur, transformateur et sauveur de son message et de son esprit.

Nous avons le tragique pouvoir de rendre vaine, pour un grand nombre d’humains, l’apparition dans notre histoire d’un tel chef-d’œuvre de spiritualité, d’intimité divine et d’humanité. Nous avons le tragique pouvoir de rendre insignifiant un tel miracle d’amour inconditionné, de compassion, d’abnégation, de don de soi et de totale liberté.

Nous avons le triste pouvoir de cacher aux yeux d’une humanité, qui aujourd’hui en a extrêmement besoin, la découverte, faite par Jésus, de la présence en cet Univers d’un Mystère d’attractions, de bienveillance, de bonté et d’amour qui est et qui agit en toutes choses, mais qui est et agit surtout au cœur de l’homme. Ce Mystère d’amour, présent et à l’œuvre partout, et entrevu et ressenti d’une façon unique et particulièrement intense par Jésus, a pris dans son esprit et dans son imaginaire le visage d’un Dieu qui nous est père, mère et tendre compagnon de route.

Témoins d’une nouvelle lumière qui est venue s’allumer sur notre pauvre monde qui aujourd’hui encore, et peut-être plus que jamais, marche dans l’obscurité et l’incertitude d’un futur incertain et menaçant … Voix qui doit prononcer clairement et fortement la bonne Parole et annoncer la bonne nouvelle d’un salut encore et toujours possible aux hommes de bonne volonté … Voilà ce que l’évangile de ce dimanche nous appelle à être en tant que disciples qui ont choisi de marcher sur la « Voie » ouverte par Jésus.

Une grande responsabilité nous incombe donc à nous, ses disciples, : celle d’être de véritables témoins de l’évangile ; celle, de vivre à fond et d’incarner dans le quotidien de notre existence les valeurs que ce « divin » Maître nous a laissé ; celle de faire en sorte que notre vie renouvelée et transformée par sa Parole resplendisse, comme souhaitait Jésus, comme une lampe qui brille aux yeux des hommes et qui éclaire tous ceux et celles qui, avec nous, habitent dans la même maison. (Mt. 5,14-16)  

Que nous le croyons ou pas ; que nous le réalisions ou pas, une chose est certaine : le salut de notre monde, de notre race et de chacun de nous, sera seulement dans l’amour gratuit, le soin des autres, la bonté fraternelle, la justice, la solidarité et la responsabilité réciproques, par lesquels nous serons capables de requalifier et de rebâtir les relations avec nos frères humains et avec la nature autour de nous, C’était au moins la conviction profonde de Jésus de Nazareth !

 

 

BM – Montréal    9 déc. 2020